En début d’après-midi, le Café se remplit.
Les conversations deviennent plus floues.
Sans trop savoir pourquoi.
— C’est fait exprès.
— Ben…
— Ceux qui savent.
Les conversations deviennent plus floues.
— La science ne sait pas tout, dit quelqu’un.
— Heureusement.
— Heureusement.
— Oui, mais faut faire attention, répond un autre.
— Sinon on croit n’importe quoi.
— Sinon on croit n’importe quoi.
L’intellectuel déphasé intervient :
— Disons que certaines hypothèses sont intéressantes…
— Disons que certaines hypothèses sont intéressantes…
Tout le monde acquiesce.
Sans trop savoir pourquoi.
— Moi, ce qui me gêne, dit un vacancier,
— c’est qu’on mélange beaucoup de choses.
— Et à la fin, je ne sais plus ce que je peux vérifier.
— c’est qu’on mélange beaucoup de choses.
— Et à la fin, je ne sais plus ce que je peux vérifier.
Le méfiant sélectif soupire.
— C’est fait exprès.
Lucia lève les yeux.
— Exprès par qui ?
— Exprès par qui ?
Il hésite.
— Ben…
— Ceux qui savent.
Pierrot pose un verre.
— Ceux qui savent vraiment parlent rarement autant.
— Ceux qui savent vraiment parlent rarement autant.
Le bruit retombe un instant.