Scène 4

Un peu plus tard, une femme entre avec un rire nerveux.
Elle a l’air trop énergique pour l’heure. — Un déca, dit-elle.
— Je viens d’essayer de me détendre pendant une heure.

Elle rit.

— C’est épuisant. 

Lucia sourit franchement.
— Alors un déca, c’est cohérent. 

— Je pensais que ça allait me faire du bien.
— Mais plus je respirais, plus je pensais à tout ce que je devais faire après.
— Résultat : j’ai une to-do list zen. 
Le commentateur sans écran approuve :
— C’est le mental, ça. 
— Ah oui, clairement, répond-elle.
— Mais on m’a dit que c’était normal, que ça allait passer.
Elle boit une gorgée.

— On dit souvent ça, non ?
Lucia hausse les épaules.
— C’est rassurant à dire.
— Oui.
La femme sourit.

— Mais je crois que je n’avais pas besoin d’être rassurée.
J’avais besoin qu’on me dise que c’était compliqué.
Personne ne parle. 

— Bon, conclut-elle,
— au moins, je me suis autorisée à m’asseoir une heure.
— C’est déjà ça. 
Elle finit son déca.
— Demain, j’irai marcher. Sans me calmer. 

Lucia acquiesce.

Pierrot sourit à peine. 

Terrienne note encore.
L’Écho lui souffle que parfois,
le calme commence le jour où on arrête d’en faire un objectif.
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